La 4ème journée du Festival international du film pour l’enfance et la jeunesse de Sousse (FIFEJ) du jeudi 9 avril 2026, a été marquée par une intéressante rencontre sur le thème « Images qui protègent : Médiation artistique et Innovation contre les violences envers les adolescent (es) » pour laquelle une centaine des élèves et autres jeunes venus du Grand Tunis, ont été invités à y participer et en discuter les volets développés par les différents intervenants.
Une rencontre qui a eu lieu dans la matinée au Centre culturel et universitaire Yahia Ibn Omar, à Sousse, sous l’égide de l’association « Ado+ » et au cours de laquelle M. Karim Yaâcoubi, psychologue, avait développé en premier les notions de l’Art, de la thérapie, de l’ « Art-thérapie » et de la médiation artistique et culturelle. Cela dans le but de sensibiliser les jeunes présents à l’importance de l’art d’une façon générale et de ses médiateurs afin de leur octroyer les moyens de s’exprimer et de prendre conscience de certains comportements et situations qui peuvent nuire à toute personne dont l’âge lui attribue une certaine vulnérabilité.
L’art, avec ses multiples expressions sera toujours un moyen d’extérioriser ses sensations et ses perceptions pour son environnement social, sans se cloîtrer dans certains tabous hérités. Le tout visant à l’intégration des jeunes vulnérables par la culture de l’image.
Un exemple à ce sujet a été présenté reprenant l’expérience de l’enseignant-photographique, Zakaria Chaïbi, qui a réuni durant six mois des jeunes, issus de différents milieux et qui ont des difficultés d’apprentissage et d’intégration et les a accompagné dans diverses activités à l’aide de la photo et de l’appareil photographique. Ce qui les a largement aidé à se forger une personnalité et une place au sein de leur milieu.
Après quoi, les présents ont suivi un court-métrage relatant une séance de Sciences de la vie (ou de Sciences naturelles) dont le chapitre concerne la puberté et le développement physique et biologique chez le garçon et la fille, tout en évoquant les rapports de l’apprenant avec son milieu scolaire et la difficulté de la communication entre élèves d’une part et entre adultes et jeunes d’autre part et les tabous qui la caractérisent.
Un moyen de mettre en relief cette notion de tabou et ses répercussions sur le comportement de l’individu.
Après quoi, d’autres intervenants ont développé des thèmes propres à leur spécialité professionnelle à l’instar d’Arij Manaï, experte en droit des enfants qui a donné une large idée sur la manière de protéger les enfants en soutenant la promotion de ces droits dans différents milieux, entre autre par la diffusion d’un « Guide contre la violence ».
De même que Nidhal Hlaïem, représentante du ministère de la Femme, de la Famille, de l’Enfant et des Personnes âgées, qui a développé ces notions de droit et d’intégration de l’enfant par le jeu, la thérapie et l’apprentissage participatif. Et que Walid Laâbidi, expert en théâtre de l’enfant, a abordé l’importance du théâtre dans l’affranchissement de l’individu, en particulier le jeune enfant, de tout ce qui pourrait freiner son indépendance et la contribution de cet art à son émancipation et à sa libre expression.
Suite à quoi la parole a été donnée aux jeunes présents qui ont évoqué quelques-unes de leurs expériences, les moyens de faire face à la violence par différentes activités où l’art joue un rôle de premier plan dans le développement de l’être et l’extériorisation de tout ce qui est enfouie à l’intérieur de chacun de nous.
Concernant le volet cinéma de cette 4ème journée du Fifej, le public a pu suivre au cours de l’après-midi, toujours dans les salles des espaces habituels (Théâtre municipal, Centre culturel Yahia Ibn Omar, Institut français de Sousse, Maison de culture de Hama-Sousse et celle de Sidi Bou Ali) les différents films en compétition parmi lesquels ceux qui sont présentés en première, entre courts et longs métrages.
Des séances et des films qui ont encore une fois démontré le rôle du cinéma dans la société, l’attachement et l’intérêt des jeunes à ce festival et cet art de l’image.



